Busan, pourquoi la mer change-t-elle tout ?

🇰🇷 Busan, Corée du Sud

Busan, pourquoi la mer change-t-elle tout ?

On ne sait pas vraiment pourquoi, mais on s’attache presque toujours plus facilement aux villes qui vivent au bord de la mer. Il suffit parfois qu’une plage remplace un parc, qu’un pont traverse une baie ou que l’horizon apparaisse entre deux immeubles pour qu’une grande ville prenne immédiatement un petit air de vacances. Busan nous a fait exactement cet effet.

Et pourtant, Busan n’a rien d’une petite station balnéaire. La ville est immense, très étendue, traversée par des ponts, des collines et des îles, avec un port marchand gigantesque et des quartiers qui peuvent demander près d’une heure de transport pour être reliés. Mais la mer revient constamment dans le paysage. Une plage apparaît au pied des gratte-ciels, puis une promenade côtière, une falaise ou un temple face à l’océan. Et fatalement, cela change complètement la manière dont on ressent la ville.

Notre premier contact avec Busan a lieu à Gwangalli, le quartier où nous avons choisi de loger. Dès la première soirée, le coup de cœur est assez rapide. Une longue promenade longe la plage, bordée de restaurants, de cafés, de boutiques et de salles d’arcade, tandis que l’immense Gwangan Bridge traverse toute la baie devant nous. À la nuit tombée, le pont s’illumine, les couleurs changent et les tours qui entourent la plage commencent elles aussi à s’allumer.

Des gens s’installent sur le sable, des familles se promènent et quelques petits feux d’artifice apparaissent régulièrement autour de la baie. On est bien au milieu d’une grande métropole, mais la plage joue presque le rôle qu’aurait un grand parc ailleurs : on y vient pour marcher, manger, discuter ou simplement s’asseoir face à l’eau. C’est tout bête, mais ça fait immédiatement son petit effet.

Par curiosité, on profite aussi de cette première soirée pour découvrir la petite scène LGBT locale au Banana Busan, l’un des bars gays de la ville. On est dimanche, donc l’endroit est particulièrement calme, mais on est tout de même contents de voir que cette scène existe ici aussi, même si elle reste beaucoup plus discrète que dans les grandes capitales asiatiques.

Le lendemain, changement complet de décor avec le Gamcheon Culture Village. Avant de devenir l’un des endroits les plus photographiés de Busan, Gamcheon était un quartier pauvre construit à flanc de colline, où se sont notamment installés des réfugiés de la guerre de Corée dans les années 1950. À partir de 2009, un vaste projet de régénération artistique a progressivement transformé le quartier, et aujourd’hui ses maisons colorées, ses fresques et ses escaliers attirent énormément de visiteurs.

Les points de vue sont jolis, mais ce qu’on préfère est finalement de quitter assez vite les itinéraires principaux. Pendant plusieurs heures, on se perd dans les escaliers et les petites ruelles qui serpentent entre les maisons. On tombe sur une fresque cachée, une sculpture, un passage minuscule, puis un café avec une vue complètement dégagée sur le quartier. Cela ressemble presque à une petite chasse au trésor.

On discute même quelques minutes avec un habitant qui a décoré lui-même une partie du mur de sa maison. C’est aussi ce qui rend Gamcheon intéressant : malgré les boutiques et les touristes, ce n’est pas un décor créé uniquement pour Instagram. Des gens vivent toujours ici, et cette transformation du quartier a également apporté une nouvelle activité économique dans un endroit longtemps resté à l’écart du développement de la ville.

On redescend ensuite vers le Gukje Market, où l’ambiance est complètement différente. Les rues commerçantes, les marchés et les petites échoppes sont probablement moins photogéniques que Gamcheon, mais beaucoup plus vivants. C’est aussi ce jour-là que l’on commence à comprendre l’un des petits défis de Busan : les distances. Sur une carte, certains quartiers semblent assez proches, mais dans la réalité, la ville est tellement étendue qu’on peut rapidement enchaîner métro, bus et correspondances pendant très longtemps. On apprend donc vite qu’il vaut mieux organiser ses journées par zone plutôt que vouloir traverser Busan plusieurs fois dans la même journée.

Le lendemain, on avait réservé l’une des attractions que l’on avait le plus envie de tester : le Sky Capsule. De petites cabines colorées avancent lentement au-dessus de la côte entre Mipo et Cheongsapo, avec la mer en permanence juste à côté. On s’y est pris un peu tard et le sens le plus demandé est déjà complet, alors on choisit simplement de faire le trajet dans l’autre direction.

Finalement, aucun regret. L’arrivée progressive vers Haeundae avec la plage et les gratte-ciels qui se rapprochent est superbe, et il y a nettement moins de monde. Ce qu’on trouve aussi pratique, c’est qu’il n’est pas nécessaire de reprendre une capsule dans l’autre sens : un chemin longe pratiquement tout le parcours et permet de revenir tranquillement à pied face à la mer. Le Beach Train suit lui aussi une bonne partie de cette côte. Encore une fois, on est dans une immense ville, mais notre activité de l’après-midi consiste simplement à suivre l’océan.

Un autre jour, on décide de prendre les bus touristiques hop-on hop-off pour découvrir Busan à une autre échelle. C’est probablement à ce moment-là qu’on réalise réellement à quel point la ville est immense. Installés à l’étage supérieur, toit ouvert, on traverse enfin le fameux Gwangan Bridge que l’on observait tous les soirs depuis Gwangalli.

Quelques minutes plus tard, le paysage change complètement et laisse apparaître les grues, les installations portuaires et les interminables rangées de conteneurs du port de Busan, le plus important de Corée du Sud. Le contraste est assez fou : un instant plus tôt, on regardait des gens marcher sur une plage, et nous voilà au milieu de l’un des grands centres du commerce maritime du pays. À Busan, la mer n’est donc pas seulement là pour faire joli. Elle fait réellement fonctionner la ville.

Le bus nous emmène ensuite sur Yeongdo, où l’on découvre le Huinnyeoul Culture Village, parfois surnommé le « Santorin de Busan ». La comparaison nous paraît légèrement optimiste. La promenade au-dessus de la mer est jolie et certains cafés profitent de très beaux emplacements, mais contrairement à Gamcheon, l’endroit ne nous marque pas particulièrement.

On poursuit jusqu’à Taejongdae, à l’extrémité sud de l’île. On y trouve une forêt côtière, des falaises et plusieurs vues sur l’océan. On imaginait une vraie randonnée dans la nature, alors qu’une grande partie du parcours suit finalement des routes aménagées empruntées également par le petit train touristique. Ce n’est pas exactement l’aventure sauvage du siècle pour deux Suisses, mais la balade reste agréable et permet de découvrir encore une autre facette de la côte.

Pour notre dernière grande visite, on traverse une bonne partie de Busan afin de rejoindre Haedong Yonggungsa. Contrairement à beaucoup de temples coréens construits dans les montagnes, celui-ci est installé directement au bord de l’océan. Depuis les escaliers qui descendent vers le complexe, les toits colorés apparaissent presque posés sur les rochers avec la mer juste derrière.

Il y a beaucoup de visiteurs, mais l’emplacement reste vraiment impressionnant. Les statues, les lanternes et les bâtiments bouddhistes se mélangent au bruit des vagues et, après avoir visité plusieurs temples en Corée, celui-ci nous reste particulièrement en tête simplement parce que son environnement change complètement l’expérience.

Notre dernière soirée nous ramène évidemment là où tout avait commencé : Gwangalli. On est assis face à la mer avec une glace lorsque deux hommes particulièrement bien habillés s’approchent d’un voyageur occidental installé un peu plus loin. Après quelques phrases et leur manière de l’aborder, on reconnaît immédiatement le même type de recruteurs religieux qui nous avaient intrigués au début de notre voyage en Corée.

On ne les avait plus croisés une seule fois depuis et ils choisissent précisément notre dernière soirée dans le pays pour réapparaître devant nous. La coïncidence nous fait beaucoup rire : notre voyage coréen se termine presque exactement comme il avait commencé.

Après cinq nuits, on comprend surtout pourquoi Busan nous a plu aussi vite. C’est une immense métropole, avec son port, ses quartiers très denses et ses longues distances, mais la mer vient constamment changer l’ambiance. Entre deux quartiers apparaissent une plage, un pont, une île ou un bout de côte, et les habitants utilisent le bord de l’eau presque comme d’autres villes utilisent leurs grands parcs.

Peut-être que c’est simplement ça qui nous attire autant dans les villes maritimes : elles peuvent être immenses, bruyantes et très urbaines, mais il suffit de voir la mer au bout d’une rue pour avoir soudain l’impression que les vacances ne sont jamais très loin.

À Busan, cette sensation nous a suivis presque partout.

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Bibijae
Restaurants 🇰🇷 Busan, Corée du Sud

Bibijae

Un restaurant spécialisé dans le bibimbap que nous avons beaucoup aimé à Busan. Les plats étaient vraiment délicieux, les quantités généreuses et les prix très corrects. Comme dans beaucoup de restaurants en Corée, le bibimbap arrive accompagné de plusieurs petits plats sur un plateau, ce qui rend l’expérience encore plus sympa. Le cadre est simple et le service très rapide. Même si l’équipe ne parle pas forcément très bien anglais, elle compense largement par sa gentillesse et nous nous sommes tout de suite sentis bien accueillis. Et visiblement, nous ne sommes pas les seuls à avoir apprécié l’adresse puisque Bibijae a également reçu un Bib Gourmand du Guide Michelin, qui distingue les bonnes tables à prix raisonnables. Une très bonne adresse que nous recommandons à Busan.

45 Namcheonbada-ro 10beon-gil, Suyeong-gu, Busan 48314, Corée du Sud
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Haeundae Sky Capsule
Activités 🇰🇷 Busan, Corée du Sud

Haeundae Sky Capsule

Une des expériences que nous avons préférées à Busan. Pendant une trentaine de minutes, les petites capsules colorées avancent tranquillement le long de la côte entre Mipo et Cheongsapo, avec une superbe vue sur la mer. Si vous voulez faire le trajet le plus populaire au départ de Mipo, nous vous conseillons de réserver environ deux semaines à l’avance. Et si, comme nous, vous vous y prenez au dernier moment, regardez simplement les disponibilités dans l’autre sens, au départ de Cheongsapo. À notre humble avis, ça vaut largement le coup : il y a beaucoup moins de monde, quasiment pas de file d’attente et l’expérience est tout aussi agréable. La vue est tout aussi belle et voir les autres petites capsules passer devant nous ajoute même quelque chose à l’expérience. Nous avons adoré ces 30 minutes, et le personnel était en plus vraiment très sympathique.

Haeundae Blueline Park, Cheongsapo Station, 2e étage, 116 Cheongsapo-ro, Haeundae-gu, Busan 48116, Corée du Sud
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banana Busan
Bars 🇰🇷 Busan, Corée du Sud

banana Busan

Un bar gay sympa à Busan où nous avons passé une très bonne soirée. Il n’y avait pas énormément de monde ce soir-là, seulement quelques locaux et quelques étrangers, alors nous sommes restés au bar et avons commencé à discuter avec le gérant. Il était vraiment très gentil et nous a raconté plein d’histoires sur Busan et notamment sur le quartier gay, tout en nous donnant plusieurs recommandations. Il nous a même offert quelques fruits pendant la soirée. L’endroit est joli, les prix sont corrects et l’ambiance détendue. Le bar se trouve à l’étage et n’est pas forcément évident à repérer depuis la rue, mais un panneau indique l’entrée. Même avec peu de monde ce soir-là, nous avons passé un très bon moment.

2e étage, 12 Beomil-ro 90beon-gil, Dong-gu, Busan, Corée du Sud
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Pour préparer votre visite à Busan, Corée du Sud

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Que faire à Busan ?

Busan se découvre surtout par quartiers, en regroupant les visites pour éviter de passer la journée dans les transports. Nous avons alterné Gwangalli, Gamcheon, la côte de Haeundae avec la Sky Capsule, Haedong Yonggungsa, Yeongdo et le centre. Ce qui nous a le plus marqués, c’est ce mélange permanent entre grande ville, plages et morceaux de côte.

Combien de jours faut-il pour visiter Busan ?

Nous avons passé cinq nuits à Busan et ce rythme nous a permis de découvrir plusieurs zones sans tout enchaîner. La ville est très étendue et certains déplacements prennent du temps, donc rester plusieurs jours change vraiment l’expérience. Trois jours permettent déjà de voir ce qui nous a le plus marqués, mais cinq nuits nous ont donné davantage de liberté.

Que faire à Busan en 3 jours ?

En trois jours à Busan, on garderait Gamcheon et Gwangalli, la Sky Capsule avec Haeundae, puis Haedong Yonggungsa. Ce sont les endroits qui nous ont le plus marqués pendant le séjour. Avec seulement trois jours, on laisserait Huinnyeoul de côté et Taejongdae dépendrait surtout de l’envie de faire une balade plus longue.

Où dormir à Busan ?

Gwangalli a très bien fonctionné pour nous comme base à Busan. On pouvait retrouver la plage, les restaurants, les cafés et le Gwangan Bridge illuminé dès le soir, et on a aimé cette ambiance au point d’y revenir pour notre dernière soirée. Il faut simplement accepter que certaines autres zones de Busan restent assez loin.

Gwangalli ou Haeundae : où vaut-il mieux dormir à Busan ?

Pour dormir à Busan, on reprendrait Gwangalli. C’est là que nous avons séjourné et on a beaucoup aimé retrouver la plage et le Gwangan Bridge le soir. Haeundae nous a beaucoup plu aussi, mais dans notre voyage c’était davantage une zone à visiter qu’un quartier que nous avons testé comme base.

Gamcheon Culture Village vaut-il le coup ?

Oui, Gamcheon vaut le coup, surtout si on quitte les parcours les plus évidents. Les grands points de vue sont jolis, mais nous avons davantage aimé nous perdre dans les escaliers et les petites ruelles, tomber sur des fresques et voir un quartier qui reste habité. C’est en s’éloignant un peu des spots photo que le lieu nous a le plus plu.

La Sky Capsule de Busan vaut-elle le coup ?

Oui, la Sky Capsule vaut le coup dans notre expérience. On a particulièrement aimé l’arrivée progressive vers Haeundae, avec la plage et les gratte-ciel qui se rapprochent pendant que la mer reste juste à côté. Après le trajet, on a aussi apprécié de pouvoir revenir tranquillement à pied le long de la côte.

Faut-il réserver la Sky Capsule de Busan à l’avance ?

Dans notre cas, mieux aurait valu réserver la Sky Capsule un peu plus tôt. Le sens que nous voulions initialement prendre était déjà complet, ce qui nous a obligés à faire le trajet dans l’autre direction. Finalement, ce choix nous a très bien convenu parce que ce sens était moins fréquenté et que l’arrivée vers Haeundae était superbe.

Y a-t-il une scène gay à Busan ?

Oui, nous avons trouvé une petite scène LGBT à Busan en allant au Banana Busan. Nous y étions un dimanche et le bar était très calme, mais nous étions contents de voir que ce type de lieu existait aussi dans la ville. Dans notre expérience limitée à cette soirée, la scène nous a semblé plus discrète que dans certaines grandes capitales asiatiques.

Haedong Yonggungsa vaut-il le déplacement ?

Oui, Haedong Yonggungsa fait partie des lieux de Busan qui nous sont le plus restés en tête. Il y avait beaucoup de visiteurs, mais voir les bâtiments, les statues et les lanternes directement au bord de l’océan change vraiment l’expérience. C’est surtout l’emplacement du temple qui nous a marqués.

Le bus touristique hop-on hop-off de Busan vaut-il le coup ?

Oui, le hop-on hop-off vaut vraiment le coup pour comprendre l’échelle de Busan, même si tous les bus ne se valent pas. Ceux qui sont ouverts ou sans toit sont particulièrement agréables, notamment pour traverser le Gwangan Bridge et voir le port. Lors de notre passage, la ligne bleue était encore affichée sur beaucoup de panneaux alors qu’elle n’existait plus et qu’il ne restait que trois lignes, ce qui nous a fait perdre pas mal de temps.

Comment organiser ses déplacements à Busan ?

Le plus simple dans notre expérience est de regrouper les visites par zone. Busan est tellement étendue que certains trajets avec métro, bus et correspondances prennent beaucoup plus de temps qu’on ne l’imagine en regardant une carte. Éviter de traverser la ville plusieurs fois dans la même journée rend le séjour beaucoup plus agréable.

Quand partir à Busan ?

Le printemps est une bonne période pour visiter Busan si l’objectif est de marcher, découvrir les quartiers et profiter de la côte. C’est le type de voyage que nous avons fait, avec beaucoup de balades en extérieur entre plages, villages et temples. Pour nous, Busan se prête particulièrement bien à un séjour où l’on passe beaucoup de temps dehors.

Busan ou Séoul : quelle ville choisir ?

Pour nous, Busan et Séoul sont surtout complémentaires plutôt qu’opposées. Busan nous a beaucoup marqués par la mer, les plages et cette présence constante de la côte, alors que Séoul correspond davantage à l’expérience d’une grande capitale. Si on aime particulièrement la mer, Busan a quelque chose de très différent à offrir, mais faire les deux donne deux visages vraiment distincts de la Corée du Sud.

Comment avons-nous vécu Busan en tant que couple de deux hommes ?

Dans notre expérience, nous avons plutôt bien vécu Busan en tant que couple de deux hommes. Nous n’avons rencontré ni regards méchants ni réactions de surprise dans les situations que nous avons vécues, et nous avons ressenti une bonne acceptation. Cela reste une expérience personnelle : une ville ne peut pas être résumée comme entièrement « safe » ou « unsafe », et on préfère toujours regarder le contexte, les personnes autour de nous et notre propre ressenti.

Peut-on se baigner à Busan ?

Oui, on peut se baigner à Busan. La mer et les plages font vraiment partie de l’expérience de la ville, notamment autour de Gwangalli et Haeundae. Même quand on ne passe pas la journée dans l’eau, la côte est présente presque en permanence dans le séjour.

Que faire le soir à Busan ?

Gwangalli est l’endroit où nous avons le plus aimé terminer nos journées à Busan. La plage, les restaurants, les cafés, les salles d’arcade et surtout le Gwangan Bridge illuminé donnent une vraie ambiance au quartier le soir. On y est même retournés pour notre dernière soirée, simplement pour profiter une dernière fois de la vue face à la mer.

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