Après plusieurs semaines à parcourir l'Indonésie, on est revenus une dernière fois à Bali. Cinq jours entre Uluwatu et Seminyak, sans chercher à remplir les journées, juste pour profiter encore un peu de l'île avant de tourner la page.
Uluwatu est connue pour ses immenses falaises, ses plages sauvages et son ambiance très tournée vers le surf. On a pris le scooter et passé plusieurs jours à explorer le sud de Bali, en s'arrêtant au gré des envies pour découvrir les différents paysages de la région. Entre les routes bordées de végétation, les falaises qui tombent directement dans l'océan et les petites plages cachées en contrebas, l'endroit a vraiment une atmosphère particulière.
On a notamment découvert Nyang Nyang Beach, une immense plage de sable accessible après une descente à travers la falaise. L'endroit était beaucoup plus calme que d'autres plages de Bali et faisait presque oublier l'agitation du reste de l'île.
Un autre moment qu'on a particulièrement aimé, c'est le coucher de soleil au-dessus de Suluban Beach. Installés dans un des bars au sommet des falaises, une bière à la main, on a regardé les surfeurs descendre dans l'eau pour affronter les grosses vagues du spot, pendant que le soleil disparaissait derrière l'océan. Un de ces moments simples qui résument bien l'ambiance d'Uluwatu.
On a aussi fait un détour par Garuda Wisnu Kencana, une statue gigantesque de 121 mètres représentant le dieu Vishnou chevauchant Garuda, une créature mythologique ressemblant à un aigle. Ce qui est assez impressionnant, c'est qu'on la voit apparaître au loin quand on se balade dans le sud de Bali. Posée au milieu d'une immense plaine, avec peu de bâtiments autour, elle semble presque irréelle. Et même en connaissant ses dimensions, on reste surpris une fois arrivé juste devant.
Impossible également de passer par Uluwatu sans visiter son célèbre temple perché au bord des falaises. Chaque soir, des spectacles de danse Kecak sont organisés au moment du coucher du soleil. Même si le lieu est très touristique, le décor reste magnifique : le temple, l'océan en contrebas et le spectacle qui se déroule avec le soleil qui descend derrière les falaises.
Le temple est aussi connu pour ses nombreux macaques, de véritables petits voleurs professionnels. Lunettes, téléphones ou autres objets laissés sans surveillance peuvent disparaître en quelques secondes. On a vu plusieurs touristes paniquer en essayant de récupérer leurs affaires, pendant que les singes, eux, semblaient parfaitement savoir ce qu'ils faisaient.
Après Uluwatu, deux nuits à Seminyak. On en a profité pour explorer un peu la scène LGBT du quartier, réputée comme étant la plus visible de Bali. Quelques bars dédiés, un hôtel gay, une concentration de lieux qui font de Seminyak un endroit où la communauté a clairement trouvé sa place sur l'île. C'était sympa de le constater, et l'accueil était chaleureux. Honnêtement, on ne va pas prétendre que l'ambiance rivalise avec celle d'une destination vraiment queer comme Bangkok ou Barcelone. Mais ce n'est pas vraiment ce qu'on cherchait non plus. C'était plutôt une curiosité, une petite parenthèse dans le voyage, et un rappel que même dans un pays où les droits LGBT sont inexistants, voire en recul, des espaces se créent malgré tout, discrets mais bien réels.
Cette dernière étape n'aura peut-être pas été la plus spectaculaire du voyage, mais elle arrivait au bon moment. Après plusieurs semaines intenses à travers l'Indonésie, c'était une jolie façon de ralentir avant de repartir vers une nouvelle aventure.
C'est ainsi que s'est terminée notre aventure en Indonésie. Des orangs-outans de Sumatra aux dragons de Komodo, des volcans de Java aux fonds marins de Sulawesi, en passant par les plages de Lombok et les paysages de Bali, ce pays nous aura offert une diversité incroyable d'expériences. Un voyage rempli de découvertes, de rencontres et de souvenirs qu'on gardera longtemps.
